Jeudi 28 janvier 2010 à 16:27




I remember the fake smile on your face. I remember the lies behind your eyes. I remember the horror on your tongue. I remember all your doubts, now that you are gone. I listen to this melody you loved and try to let memories go. I may  wake up one day and realize that all my life was just a dream. Like yours. And then, I would disapear, following the shade of your perfume. But now...
 
Snow falling on my skin, I forgive and forget. Past is fading away, soft memories lying on the streets. I glance up at the sky, looking for comfort. But nothig comes. Nothing but snow on my pale face, frozen on my lips. Then the deafening silence offers me tenderness and honesty.


I thought you were lost; but I'm just a fool.

 


Jeudi 24 décembre 2009 à 0:18

Je ferme les yeux. Damien me murmure quelques mots à l'oreille, tandis que je tente de m'endormir. Mais déjà les portes de l'enfer s'ouvrent sous mes cils tremblants. La nuit s'étend, obscure absence, tandis que les larmes rament sous le ciel étoilé.


Ah, tu m'aimes ! Tu m'aimes comme jamais, n'est-ce pas ? C'est à jamais, à nos jours, toujours ! On s'aimera à en crever tandis que d'autres meurent de haine à l'autre bout du monde ou sous nos pieds. On empestera le bonheur à les en rendre malade ; malaise et vomissement. On sera heureux comme jamais, comme personne. Egoïstes jusqu'au petit jour.

Et on nous détestera. Et peut-être même qu'on se détestera. Car si l'on ne dit jamais jamais, j'offre mon âme au Diable ; le temps viendra où l'éternité trépassera sous les éclats de verre. Mort, tous morts !




Tu m'aimes, tu m'aimes, tu m'aimes. Les mots résonnent au crépuscule, se donnant la main pour une sarabande, dernière danse. Un jour, tu n'aimeras plus, petit idiot. Tu poseras les yeux sur le passé et tu pleureras. Et tu crieras. Et tu oublieras. Car rien n'aura plus de sens. Mais aime, va et aime, tant que tu le peux, de ce petit coeur qui bat la mesure des passions essoufflées, d'un air de mécanique fatiguée. Aime, va et aime, et je t'aimerais, aussi naïve que tu me voudras, car c'est tout ce qu'il reste. Et tout ce qu'il restera. Aime, va et aime.

Jeudi 10 décembre 2009 à 18:18

Queen and hearts; at night, you'll be mine.


Je suis la reine des égotistes. J'épouserai d'ailleurs sous peu Monsieur de Châteaubriand, au dire de Monsieur Beyle. J'irai par les chemins insensés du romantisme naissant, entre les morts-passion et les écorchés-espoir jusqu'à ce qu'une nuit sans lune tombe.
Alors je quitterai le bras de cet amour impertinent et prétentieux pour mieux m'enfoncer dans les ténèbres du jeu. Pas une ombre, pas un souffle ; la solitude adorée qui m'offre la caresse du narcissisme. Je referme les bras sur les souvenirs tendres du passé et j'y enfonce les ongles. Goutte, goutte. Le sourire en coin, je goûte le plaisir de ne penser qu'à cette soit-disante misère, qu'à ce simili de désespoir, repoussant négligemment toute trace de honte.

Ah, qu'il est bon de se sentir malheureux.





Et si seulement c'était aussi simple. N'est-il point ?

Vendredi 4 décembre 2009 à 14:35

J'ai oublié les mots. Et les visages-même s'effacent doucement. Je tends un doigt vers les ombres qui s'étendent, tentant de rappeler à moi ces quelques instants perdus. Mais rien ne reviendra. Alors je préfère reprendre les choses à zéro. Ce serait un Ground 0 II, mais je hais les doublons. Je tire donc un demi trait sur ce qui a été pour tenter de parler de demain, tandis qu'aujourd'hui s'étiole déjà à l'horizon.

Bien le bonjour,
Je suis désormais étudiante en Sciences Politiques ; je me la joue sous mes lunettes sérieuses, la pochette au bras, en talon-foulard. Je ne sais pas plus qu'hier où je vais, vers quelle situation improbable je suis en train de glisser et ni si j'y suis heureuse, dans mon petit appartement froid, quelque peu coloré, tentant désespérément d'apprendre mes juridictions constitutionnelles. J'ai toujours les cils baissés sur quelque souvenir alors que mon coeur aimerait partager l'instant avec de nouveaux visages. Je n'ai pas changé, oh non, gardant l'espoir qu'un jour on s'en ira peut-être pour de bon. Qu'un jour, on aura le courage de.

Bien le bonjour, vieille page.
Et bien le bonjour, nouvelle tentative.


Vendredi 31 juillet 2009 à 21:53

Bientôt, il va falloir tout recommencer. Se refaire une vie, une moitié de vie, entre les cartons qui prennent doucement la poussière. On va marcher à reculons, sur la pointe des pieds, pour donner l'illusion qu'on ne s'éloigne pas, silencieusement. Et puis un jour, on sera loin, très loin, trop loin. On ne pourra plus revenir en arrière et on regardera avec un peu d'amertume et beaucoup de mélancolie les photographies qui traineront au fond d'une boîte cabossée. "Ah tiens, je me rappelle que..."




Mais peut-être que ça fait un moment que le train s'est élancé et que le quai a disparu, derrière la brume matinale. Il manque déjà des pièces de ce qui a été, de petits manques qui se font sentir mais qui, finalement, ne font que blesser. Amertume. Alors je lève la tête et regarde en avant, là où rien n'est précis. Suppositions, hypothèses, doutes ; et si on osait espérer ?

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