Jeudi 24 décembre 2009 à 0:18

Je ferme les yeux. Damien me murmure quelques mots à l'oreille, tandis que je tente de m'endormir. Mais déjà les portes de l'enfer s'ouvrent sous mes cils tremblants. La nuit s'étend, obscure absence, tandis que les larmes rament sous le ciel étoilé.


Ah, tu m'aimes ! Tu m'aimes comme jamais, n'est-ce pas ? C'est à jamais, à nos jours, toujours ! On s'aimera à en crever tandis que d'autres meurent de haine à l'autre bout du monde ou sous nos pieds. On empestera le bonheur à les en rendre malade ; malaise et vomissement. On sera heureux comme jamais, comme personne. Egoïstes jusqu'au petit jour.

Et on nous détestera. Et peut-être même qu'on se détestera. Car si l'on ne dit jamais jamais, j'offre mon âme au Diable ; le temps viendra où l'éternité trépassera sous les éclats de verre. Mort, tous morts !




Tu m'aimes, tu m'aimes, tu m'aimes. Les mots résonnent au crépuscule, se donnant la main pour une sarabande, dernière danse. Un jour, tu n'aimeras plus, petit idiot. Tu poseras les yeux sur le passé et tu pleureras. Et tu crieras. Et tu oublieras. Car rien n'aura plus de sens. Mais aime, va et aime, tant que tu le peux, de ce petit coeur qui bat la mesure des passions essoufflées, d'un air de mécanique fatiguée. Aime, va et aime, et je t'aimerais, aussi naïve que tu me voudras, car c'est tout ce qu'il reste. Et tout ce qu'il restera. Aime, va et aime.

Par joris le Jeudi 24 décembre 2009 à 15:47
:)
 

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